Les Sympathisants

Les Sympathisants de taca prennent eux aussi un engagement personnel de réduction des émissions de gaz à effet de serre (et de CO2 en particulier). Par contre, ils se distinguent des Adhérents par une réserve sur la Taxe Carbone (ils peuvent demander par mail un bon de soutien pour aider l'association).


Parmi les 5 fondateurs de
taca, Martine Alcorta représente cette sensibilité qu'elle explicite avec le texte ci dessous :

 


Sympathisants ou adhérents ?


 Il y a urgence à s’occuper du changement climatique car je suis convaincue que l’homme est en grande partie à l’origine des dérèglements observés. Les objectifs de l’association
taca vont dans ce sens, ils allient la recherche de solutions par la sensibilisation citoyenne au problème et par la demande d’une fiscalité écologique.  La préoccupation pour la diminution des émissions  de CO2 ne doit pas dédouaner pour autant les énergies comme le nucléaire qui pollue dangereusement nos sols pour des siècles et constitue un danger potentiel permanent pour les populations. Je partage également l’idée que la maitrise de l’action humaine sur l’environnement doit passer par des interventions à la fois publiques (fiscalité écologique), citoyennes (responsabiliser chacun à ses comportements quotidiens) et des changements de nature économique (renoncer au tout productivisme). Je ne crois pas aux régulations « naturelles » par les lois du marché et je suis aussi convaincue que les conséquences écologiques du dérèglement toucheront inégalement les populations et que ce sont les plus démunis (peuples et citoyens) qui en subiront le plus les effets dévastateurs. C’est la raison pour laquelle une association comme taca trouve aujourd’hui tout son sens. Elle contribue à rechercher des solutions qui permettent de prévenir les changements climatiques et de contrôler leurs conséquences sociales à moyen terme. Elle contribue donc à la fois à la préservation de l’environnement, la remise en cause de notre système de production et à plus de justice sociale face aux futurs dégâts occasionnés par ces dérèglements. Ce n’est pas le «se sauve qui peut » qui doit régner dans une société humaine solidaire ! Comme d’autres sympathisants de l’association j’ai cependant encore une réticence face à la proposition du premier objectif qui propose une taxe carbone. Je n’ai rien contre la taxation qui  dissuade de  la consommation de biens polluants, bien au contraire. Certes l’essence en fait partie ! Que l’on me fasse payer à moi, qui peux disposer de transports collectifs pour 10 euros par mois ou d’un vélo pour aller au boulot, une taxe si je prends ma voiture, j’en conviens tout à fait. Mais je pense aussi à ceux qui pour des raisons financières doivent aller se loger loin de leur lieu de travail et n’ont pas d’alternative autre que la voiture pour se déplacer. Dans ce cas, on n'est plus dans la dissuasion mais dans l’asphyxie sociale et cela devient injuste. Même la modalité de redistribution ne me convient pas du point de vue de l’équité sociale de la taxe. C’est la raison pour laquelle je reste dans l’association au titre de sympathisante, car ce point numéro un, reste encore en débat dans ma tête et conscience politique. C’est pour mettre en commun nos énergies (renouvelables bien sûr !) que dans l’association nous proposons  à ceux qui ne sont pas encore convaincus comme moi, par les modalités d’application d’une taxe carbone, de s’associer en tant que sympathisants pour agir ensemble autour des autres objectifs et de mener conjointement des actions comme le picnic sans carbone du 24 Novembre 2008 qui sera le premier grand événement de l’association.


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