La fumisterie des philosophes

On voit bien que les scientifiques sont naturellement d'accord sur les lois de la physique et la responsabilité des nos émissions de gaz à effet de serre dans le rechauffement climatique en cours. A part pour quelques marginaux comme Courtillot ou Allègre, ces points ne font pas débat dans le monde scientifique.

Sur le sujet, le débat, ou la controverse, existe plutot dans le monde politique (cf une grande partie des Républicains dont certains nient aussi la théorie de l'évolution). En France, nous avons aussi quelques philosophes qui "s'illustrent" par des positions iconoclastes.
Tout récemment à l'Escale du Livre à Bordeaux (31 mars 2012), nous avons entendu une conférence du brillant Michel Onfray à propos du philosophe écologiste Henry Thoreau (1850). A la question que ferait de nos jours Thoreau face à l'urgence de la crise ecologique et climatique qui nous menace, Onfray repond que sur la crise climatique les experts ne sont pas tous d'accord et en particulier des geo physiciens qui considereraient que cette crise n'a rien d'exceptionnelle car des crises similaires se sont déjà produites dans le passé.

Etonnante réponse en forme de déni de la réalité scientifique, ce qui m'amène à 2 questions:

1) la philosophie hedoniste de Onfray ne peut pas supporter un message de division par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre?

2) quand on dit une telle betise plus grosse que soi, est ce que l'ensemble de l'oeuvre est remise en question?

 

L'autre philosophe en pointe dans cette controverse c'est Pascal Bruckner. Ce brillant esprit a été amené à illustrer le fait que les scientifiques peuvent se tromper en citant l'astronome de Hergé dans l'Etoile Mysterieuse qui annoncait la fin du monde provoquée par une comete qui finalement n'a pas percuté notre planete. Comme exemple concret d'erreur scientifique, choisir une bande dessinée, c'est vraiment sidérant!

 

D'un autre coté le ridicule de ce savant annonçant la fin du monde avec un tocsin et un grand drap blanc nous interroge tragiquement et ironiquement sur notre situation actuelle.



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